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Editorial du 07 janvier 2004

VŒU D’ESPERANCE POUR LA NOUVELLE ANNEE
Ami, Si semblable et si contraire à moi En cette année nouvelle Reçois mon vœu le plus cher
Que ton âme noircie à l’encre des tourments Se hisse jusqu’au ciel des mondes merveilleux
Qu’il te soit donné d’aimer la danse des planètes Et de t’en réjouir Car tu fais partie du bal…
On te dit que la Terre se meurt Que le cœur des hommes est pire que l’enfer Qu’il n’y a plus ni saisons, ni raison, ni valses, ni chansons
N’en crois rien ! Puisses-tu enfin reconnaître l’existence des sortilèges ordinaires Puisses-tu choisir de voir l’éblouissante offrande qui t’est faite A chaque aube nouvelle
Je parle des astres-cigales Migrant au noir des secrets immobiles,
Et des étoiles sœurs de lait Versant sur nos îles des pluies d’étincelles inouïes,
Des berceaux flottants au profond des forêts portant les rêves et les daims endormis sous la feuille,
Des joues roses de l’amoureuse Radieuse sous le tulle,
Et des lunes d’avril qui font danser les anges Sur une branche de magnolia
Je parle de l’enfant né des dunes lointaines Ronronnant sur ta peau comme un chaton des sources blanches
Et des pas de fourmis sur la noirceur des sols Pareils aux pas de l’homme en son géant désert,
Des voix ténues de la tendresse posée à même les talus et sur le col des tourterelles,
Des prières jetées au nez des cathédrales, éperdument, Des épées de soleil perçant le cœur de la grisaille au plus âpre de l’hiver
Je parle de tes dons clandestins, du soleil entre tes côtes Eclairant l’univers comme des ailes de libellule sur la splendeur des lacs,
Des femmes, avec leurs perles de larmes au bout de leurs doigts Qui roulent, flamboyantes d’amour, sur les monts épineux des jours, Et forment des rivières d’iris et d’oies sauvages Et puis des océans
Je parle des bateaux qui font danser leurs voiles Sur la crête des mers insensées Où ruissellent les goélands et vont, traçant leur incessante vague
Voici ton Royaume d’infini bonheur Voici ton seul Maître au fond de ton coeur Il se moque du temps sournois, il ne craint ni la guerre ni la maladie, il se moque de ton personnage et de la mort qui te fera renaître
pourvu que tu l’aimes, lui et tout ce qu’il contient
Puisses-tu, ami, Comme on accueille les eaux magiques de l’enfance Ouvrir les grilles du Palais au versant de tes plus lourds chagrins C’est ici que sommeille la Vie C’est en toi C’est à chaque instant
Que crains-tu, Que veux-tu être, puisque tout t’appartient ?
Dany Lebrun BONNE ANNEE A TOUS !Dany est la poétesse de l'A.3P.R Pour découvrir son site, cliquez ici |