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ENSEMBLE VOCAL DE L’EST TOURANGEAU
Né en janvier 2000 avec le partenariat de l’Association du Festival des «Rencontres Musicales de l'Est Tourangeau», l’Ensemble Vocal de l’Est Tourangeau a la vocation d'offrir à des chanteuses et chefs de choeur, toutes amateurs, des communes de l’Est Tourangeau et de Touraine, une structure de pratique artistique et de formation vocale et chorale et d’être à terme un des éléments de la politique culturelle de l’Est Tourangeau. L’ensemble répète en alternance dans les différentes localités de l’Est Tourangeau.
Un des objectifs poursuivis par l’Ensemble Vocal de l’Est Tourangeau est la formation de ses choristes, non seulement par le choix de programmes sous la forme de projets stylistiques annuels, mais aussi par la venue régulière d’intervenants spécialisés dans le travail de la couleur et de l’homogénéité et dans les styles étudiés. Les «Rencontres Musicales de l’Est Tourangeau» accompagnent la formation et la diffusion de l’Ensemble vocal dans le cadre d’une convention triennale renouvelée en septembre 2003. L'ensemble Vocal de l'Est Tourangeau a été invité au Festival de Noirlac (directrice artistique : Laurence Equilbey) en juillet 2002 comme choeur pilote de l’Académie de direction de choeur avec Michel Marc Gervais pour une formation de chefs de choeur consacrée à la musique pour choeur de femmes au XXème siècle. En Novembre 2002, l’ensemble a travaillé avec le compositeur Pekka Kostiainen à Orléans, sur la musique scandinave, et finlandaise en particulier, avec l’ensemble Variation et le Cepravoi.
Outre des programmes de musique ancienne «De la Chapelle Sixtine à la Chapelle Royale», de musique des XIXème et XXème siècles pour choeur de femmes a cappella et avec orgue, l’Ensemble Vocal de l’Est Tourangeau a également chanté le « Chœur de galerie » dans la Cantate Saint Nicolas de Britten au Festival des «Rencontres Musicales de l'Est Tourangeau» en 2002, des « Pastorales tchèques » avec l’Ensemble «Philidor» et inauguré l’exposition photographique du Centre funéraire de l’agglomération tourangelle sur «La Mort en beauté».
Après «Le Salon romantique» (avec piano, cors et harpe) sont en projet des oeuvres baroques pour chœur de femmes et orchestre à cordes (Ensemble Instrumental de Touraine, Musique et Patrimoine Chinon et Langeais – été 2005), de la musique espagnole au XVIIIème siècle avec basse continue, une création pour chœur de femmes et percussion ainsi qu’un programme pour Chœur de femmes A Capella et pour Chœur de femmes avec harpe. PIERRE-MARIE DIZIER Après avoir obtenu deux maîtrises scientifiques (biologie et psycho-pédagogie) à l'Université de Liège en Belgique et enseigné les sciences et les sciences humaines, Pierre-Marie DIZIER s’est spécialisé en direction de choeurs, au Conservatoire Royal de Musique de Liège, au Centre International à Namur avec Pierre Cao et lors de diverses Académies d’été avec Michel Marc Gervais. Il a enseigné la formation musicale et le chant choral en Ecoles de musique en Belgique puis au Conservatoire de Poitiers, dirigé successivement plusieurs Centres régionaux d’art polyphonique (Poitou-Charentes et Centre - Cepravoi) et divers ensembles amateurs, dont l’Ensemble vocal féminin «Amadis» à Poitiers. Il est invité régulièrement pour des projets de réalisation et des formations. Titulaire du Certificat d'Aptitude, il est depuis septembre 1999 professeur au Conservatoire National de Région de Tours. Il y est responsable notamment du Cursus Chant choral, de la Maîtrise d’enfants, du Choeur de chambre et de la classe de Direction de chœur.
Pierre-Marie DIZIER est à l’origine de la création de l’Ensemble Vocal de l’Est Tourangeau. PRESENTATION DES OEUVRES
Ecrites „FÜR SINGSTIMMEN“ (littéralement „Voix chantées“, autant pour solistes que pour ensemble vocal), ces „DUETTE„ (Oeuvres à deux voix) avec piano illustrent musicalement des poètes contemporains de Félix MENDELSSOHN (1809-1847), tels que HEINE, FALLERSLEBEN, EICHENDORFF et KLINGEMAN, sur les grands thèmes de cette époque : amour déçu ou rêvé, tristesse de la séparation, désolation de l’âme seule. n°1 : „Ich wollt, meine Lieb ergösse sich“ - HEINE : „Que mon amour se répande“ : épanchement de l’amant n°2 : „Abschiedslied der Zugvögel“ – FALLERSLEBEN : „L’adieu des migrateurs“ : se séparer sans retour ? n°3 : „Gruss“ - EICHENDORFF : „Je te salue mille fois“ : mille saluts, mille fleurs pour ma bien-aimée n°4 : „Herbstlied“ – KLINGEMAN : „Chant d’automne“ : après l’été, que l’automne est triste, comme les amours
Robert SCHUMANN (1810-1856) a, lui, choisi, toujours sur des textes d’auteurs contemporains (EICHENDORFF, KERNER, MÖRIKE, UHLAND), d’écrire sur les mêmes thèmes, mais de façon plus imagée ses lieder pour chœur de femmes à quatre voix avec piano : n°1 : „Tamburinslägerin“ - EICHENDORFF : „La joueuse de tambourin“ : souvenir de fêtes et de bonheur n°2 : „Klosterfräulein“ – KERNER : „La novice“ : tristesse de la femme isolée au couvent par ses parents n°4 : „Soldatenbraut“ – MÖRIKE : „La fiancée du soldat“ : éloignement de l’être aimé n°6 : „Die Capelle“ - Canon double – UHLAND : „La chapelle“ : œuvre sereine et surplombant « la vie »…
L’opus 17 de Johannes BRAHMS (1833-1897) compte parmi les œuvres les plus chantées du répertoire pour chœur féminin. Composée en 1860 pour le chœur de femmes qu’il dirigeait, ce cycle de quatre chants pour chœur féminin à trois et quatre voix avec accompagnement de cors et harpe, exploite, avec le lyrisme propre à BRAHMS, le thème de l’amour et de la mort. EICHENDORFF et RUPERTI voisinent avec deux figures mythiques du romantisme allemand : SHAKESPEARE et OSSIAN. L’originalité de la formation choisie, qui s’inspire du texte du premier poème, allie la harpe (d’OSSIAN !) et les deux cors tout droits échappés des nuits amoureuses et fantastiques de WEBER et MENDELSSOHN. n°1 : „Es tönt ein voller Harfenklang“ – RUPERTI : „Le son d’une harpe s’élève“ Nocturne mystérieux, endeuillé, où un seul cor dialogue dans le grave avec les arpèges mélancoliques de la harpe dans des harmonies exquises et une tonalité artistiquement noyée. n°2 : „Lied von Shakespeare“ – SHAKESPEARE : „Viens, ô mort“ Sur la “naïve et franche chanson » - en réalité lugubre – que chante le bouffon Feste au second acte de « La Nuit des Rois », Brahms écrit une marche funèbre strophique où les accords de harpe et de cors alternent, dans une juxtaposition abrupte de tonalités et une accentuation à dessein boiteuse, le tout dans un climat authentiquement shakespearien. n°3 : „Der Gärtner“ – EICHENDORFF : „Le jardinier“ Le jardinier aime une trop noble dame et termine tragiquement cette « allégresse désespérée » : « Et bientôt je creuserai ma tombe ». Le dernier vers de chacune des quatre strophes donne lieu à une belle expansion vocale. n°4 : „Gesang aus Fingal“ – OSSIAN : „Chant de Fingal“ Brahms retrouve ici le ton légendaire de ses Ballades pour piano opus 10: la traduction du poème d’Ossian (alias Mac Pherson) permet de retrouver ici l’atmosphère hantée,le climat d’inquiétude et de brume des vieilles légendes nordiques. Au début, les cors scandent tristement la mélodie et le sentiment d’oppression va croissant. Dans la partie centrale, évocation du bien-aimé Tenar tombé sous l épée de Cuthullin, la harpe s’efface, les madrigalismes chantés a cappella alternent avec le recto tono de la lande désertée. Les altos et un cor à la tierce concluent avec le premier vers.
Guiseppe VERDI (1813-1901) hésita longtemps avant de faire publier les « Quatre pièces sacrées » et, suite au décès de son épouse Peppina (1897), il ne voulut pas faire créer les œuvres et ne composera plus ensuite. Boito, son fidèle ami, s’occupera de les faire exécuter à Paris avec l’accord du compositeur, lors de la semaine sainte en 1898. Les « Laudi », pour quatre voix de femmes a capella, enthousiasmèrent particulièrement le public. Souffrant, Verdi ne les entendra jamais. Ecrites pour quatre voix blanches féminines, les « Laudes à la bienheureuse Vierge Marie » sont empruntées au dernier chant du « Paradis » de DANTE (Chant XXXIII). Dans un style palestrinien alternent fin contrepoint et harmonies délicieuses, créant une beauté fragile et ravissante.
C’est au mois de décembre 1820 que Franz SCHUBERT (1797-1828) écrivit cette pièce pour chœur de femmes à quatre voix. Cette oeuvre recueillie autant que lyrique emporte l’auditeur vers des sphères célestes, sur le texte du Psaume de DAVID N°23 („Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien“) et avec sa richesse de sonorités et de modulations.
Le 20 novembre 1844, on crée à Paris les « Trois chœurs religieux » pour choeur de femmes et piano de Gioacchino ROSSINI (1792-1868). Les poèmes émanent de versificateurs français : Goubaux, Lucas et Colet. ROSSINI fait preuve autant que possible de subtilité avec ces vers volontiers pompeux. « La Foi » varie les plaisirs, entre homophonie pimpante et passages contrapunctiques, avec un piano volubile et élégant. « L’Espérance » alterne plages martiales et harmonies intimes, délicats trémolos et écriture verticale. « La Charité » présente une écriture plus simple et plus charmeuse, avec ses croches en barcarolle, ses accords de grande guitare, ses basses solides et son final réunissant soliste et chœur : lignes suaves, ritournelle de piano et crescendos lyriques ajoutent une vision très italienne au poème français.
Avec « Salut printemps », Claude DEBUSSY (1862-1918) s’enthousiasme pour la saison du renouveau, dans une description très « romantique » de cette « jeune » saison. L’auteur ne tarit pas d’éloges mélodiques, à l’unisson ou en polyphonie à trois voix, puis décrit maints détails avec lyrisme dans un long solo. Le chœur termine par une reprise du thème et une exultation presque « juvénile ».
Note : Certains textes de cette présentation sont extraits du « Guide de la musique sacrée et chorale profane » (Fayard)
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