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Quel talent ! Quelle voix ! Que c'est beau ! Les superlatifs ne manquaient pas aux nombreux spectateurs de cette première Nuit du Patrimoine. Les commentaires allaient bon train aux différents changements de décors et de scène. « Quelle merveilleuse idée de faire découvrir ce bourg avant les concerts » avoue le couple venu de Tours. L'impasse de la Saultrerie, le lavoir, la mairie où les écrivains donnaient dédicaces, l'église saint Martin où trône Saint Armel et enfin avec la nuit tombant la vue sur le donjon tout illuminé dans lequel de nombreux peintres de l'Atelier de la Choisille s'offraient aux regards émerveillés. C'est cette chaine des compétences et du savoir du Patrimoine que l'association pour la protection et la promotion du patrimoine rural (A.3P.R) a voulu d'abord rendre hommage. Et puis, la grande facade du château s'illumine, les ombres deviennent mystérieuses, la lumière découpe les cheminées dans la nuit, le silence du parc va cédé sous la voix chaude et émouvante de Katia Leibovicci. La soprano apparaît tout de bleu vétue à une fenêtre et commence son concert lyrique. Hommage appuyé aux murs de la tour mis en valeur par le travail de l'Association Jacques de Beaune (Scénoféerie de Semblançay). Vingt minutes plus tard, c'est au tour de l'église de résonner aux sons du piano sous les doigts agiles de Colette Cescosse d'Arville toute tremblante de se retrouver en scène. Le son du bugle de Richard Lubet accompagné au piano par Loïc Butteau fait retenir les sanglots et puis... une jeune étoile va donner le coup de grace. Pauline Chenais fait chavirer les spectateurs. « Ses doigts courrent sur la clavier » ou encore « Quelle intensité ! ». Ils sont debouts à applaudir. Alors, comme si cela ne suffisait pas, retour vers les terrasses du château pour de nouveau se plonger dans le lyrique avec Händel chanté par Katia. Et encore l'église et les anges de Patrice Ruillard et un final à quatre mains de Pauline et d'Olivier Nizier son professeur au Conservatoire. « Le public s'étiolle mais vous ne le regreterrez pas! » souligne Katia qui va chanter « O beau pays de ma Touraine » sur le grand perron du château. Un triomphe ! « Je n'aime pas particulièrement l'opéra, mais je reconnait que la voix de la soprano m'a enchanté » reconnait Pierre de Beaumont, dont le château était un des hôtes de cette Nuit du Patrimoine. Vers 01h00 du matin les lumières s'éteignent, merci les artistes ! |